Le déplacement des Étalons en Argentine continue de faire réagir. Après la défaite 7-0 concédée face à l’Albiceleste, dans un contexte marqué par les difficultés liées au voyage et le remplacement de l’équipe A par les U23, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, est revenue sur cette affaire.
La ministre évoque avant tout un problème logistique. Selon elle, les autorités burkinabè avaient fait le choix de ne pas faire voyager les Étalons par des vols commerciaux et avaient plutôt prévu un vol privé et direct à destination de Buenos Aires. Elle a expliqué :
Nous n’avons pas voulu que nos Étalons voyagent par des vols commerciaux et nous avons pris des dispositions pour leur réserver un vol direct, un vol privé vers Buenos Aires. Malheureusement, à deux reprises, les vols ont été annulés.
Le dernier contretemps serait intervenu le 30 septembre, alors que les joueurs se préparaient à rejoindre l’aéroport depuis la Place de la Révolution. C’est à ce moment que l’organisateur aurait informé la délégation de l’annulation du vol. Face à cette situation, il fallait, selon la ministre, trouver rapidement une solution. Elle a déclaré :
Dans ce genre de situation, il faut sauver les meubles. C’est ce que nous avons essayé de faire.
Cette solution a finalement conduit au déplacement d’une équipe U23 pour affronter l’Argentine. Sur le terrain, les jeunes Burkinabè ont lourdement chuté, 7-0, face aux champions du monde.
Un score qui n’a évidemment pas laissé la ministre indifférente. Elle reconnaît :
Le score de 7-0 fait mal. Moi-même, je suis sportive. Personne n’est content lorsqu’il perd, d’une manière ou d’une autre.
Annick Pikbougoum estime toutefois que, compte tenu des circonstances, la décision prise était la meilleure option possible. Elle conclu :
Mais je crois que nous avons fait le meilleur choix.
La ministre a par ailleurs indiqué qu’elle ne souhaitait pas aller plus loin dans les explications, la plus haute autorité de l’État s’étant déjà exprimée sur le dossier et ayant annoncé des actions. « Je préfère que vous attendiez ces actions », a-t-elle indiqué, laissant désormais attendre les éventuelles mesures qui pourraient être prises après cet épisode qui a suscité de nombreuses réactions au Burkina Faso.
