Pour sa toute première saison en Guinée, l’entraîneur burkinabé a réussi à imposer sa patte au Club Industriel de Kamsar. Le club a retrouvé de la lumière en terminant à la 3e place du championnat pour la première fois depuis 2021. Un défi relevé grâce à Kamou Malo, qui s’inscrit désormais dans la durée avec le club guinéen.
L’ancien sélectionneur des Étalons du Burkina Faso décline ses prochains chantiers, objectifs et ambitions pour la saison prochaine. Après avoir suivi le championnat guinéen pendant de nombreuses années, le technicien burkinabé a décidé de le rejoindre l’année passée en s’engageant avec le CI Kamsar. Kamou Malo a ainsi vécu une expérience unique en Guinée.
Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction 226foot, l’ancien entraîneur de l’AS Douanes a fait le point sur sa grande première en Ligue 1 Guicopres. Après s’être construit une solide réputation au Burkina Faso, Kamou Malo compte s’inscrire dans la même dynamique avec le CI Kamsar. L’entraîneur burkinabé a indiqué :
Naturellement, la saison prochaine, on ne va pas faire moins que cette année. C’est-à-dire finir 3e du championnat ou mieux. La mission, déjà cette année, c’était d’aller bousculer la hiérarchie. Et je pense que nous leur avons quand même donné un signal fort. Pour dire que la saison prochaine, il va falloir compter avec le CI Kamsar. Nous sommes là et nous avons faim. Nous avons aussi besoin de goûter aux bonheurs d’être champions.
Tirant le bilan de sa première saison en Ligue 1 Guicopres, où son club a engrangé 48 points en 26 matchs disputés, Kamou Malo n’est pas entièrement satisfait du parcours. Mais il se félicite tout de même d’avoir placé le curseur un peu plus haut, tout en tentant de bousculer la hiérarchie au sommet de la Ligue 1 guinéenne. Pour lui, le projet du club de Kamsar est sérieusement en train de prendre forme. Il a ajouté :
En tant que technicien, force est de reconnaître que je suis resté sur ma faim. Mon objectif premier, c’était d’aller titiller les grands, disputer la suprématie autour du titre de champion. C’est quelque chose qu’on a fait difficilement, même si nous l’avons fait à la dernière minute.
Globalement, on peut retenir que le bébé qu’on a aidé à venir au monde est en train de grandir. Quand vous voyez que votre équipe se bonifie de jour en jour, de journée en journée, en tant que technicien, il faut avoir au moins une satisfaction dans ce sens. Même si le résultat n’a pas été celui que nous attendions et celui que nous escomptions.
Approché par d’autres écuries du continent et même en Guinée, Kamou Malo a décidé de s’inscrire dans la durée avec le club kamsarois. Alors qu’il sort d’une saison aboutie, le Burkinabé a conclu un nouveau contrat de prolongation. Il a paraphé un bail de deux ans, soit jusqu’en 2028. Une marque de confiance renouvelée des dirigeants guinéens, qui vaut de l’or aux yeux de Kamou Malo. Il a déclaré à notre micro :
Cela représente beaucoup pour un technicien. Quand vous finissez un boulot et que la direction souhaite vous garder, il y a de quoi être fier. Parce que non seulement vous avez peut-être bien vécu, et que le travail pour lequel vous avez été commis, vous l’avez fait assez bien. Même si nous n’avons pas atteint l’objectif qui était d’être champion.
Au cœur de la compétition nationale, l’ancien sélectionneur des Étalons du Burkina Faso a déjà marqué les esprits au terme de sa première saison. Entre surprise, défis relevés et succès, Malo apprécie, dans l’ensemble, le niveau global du championnat guinéen. Il préconise aux acteurs clés de ce sport roi en Guinée de se mettre ensemble afin de rehausser le niveau du championnat national. Il s’est réjoui :
J’ai découvert avec beaucoup de bonheur un championnat très technique, où il y a vraiment du talent. Pour ça, il ne faut pas se leurrer. Quelque part, le championnat guinéen ne mérite pas la place qu’on lui accorde. Ce championnat guinéen mérite d’être revu à la hausse, en fonction de ce que moi j’ai constaté. Les matchs sont engagés tactiquement.
Les enfants sont au niveau techniquement. Ça, on n’en parle pas. Il faut que les dirigeants du football guinéen se mettent ensemble pour revoir certains aspects, notamment les infrastructures. Sinon, en Guinée, j’ai été agréablement surpris par la justesse technique des gamins qui savent jouer au ballon.
Kamou Malo abordera la saison prochaine avec de grandes priorités. Mais la plus urgente est d’insuffler une nouvelle dynamique afin d’aller chercher ce titre tant attendu. Il estime que le championnat regorge de nombreux talents qui méritent d’être mis en lumière. Plus particulièrement, Kamou Malo souhaite recruter des profils intéressants pour étoffer l’effectif de son club. L’entraîneur du CI Kamsar a conclu :
Pour franchir un palier, il ne suffit pas d’avoir des gamins qui ont envie. Il faut avoir aussi de l’expérience. Je prends un exemple sur les autres clubs : s’ils sont à ce niveau, c’est parce qu’en leur sein, ils ont des éléments d’expérience, mélangés à la jeunesse.
Nous avons pour ambition de renforcer notre équipe. Aucun entraîneur ne cracherait sur un renfort, surtout des renforts de qualité. Dans l’ensemble, j’ai apprécié le niveau des joueurs guinéens. Techniquement, ils sont au top. Tactiquement, ça essaie de suivre. Alors, je pense que les ingrédients sont là pour bâtir un championnat de haut niveau.
