Le scénario tant redouté a bien failli se produire, mais les Étalons ont finalement trouvé les ressources mentales pour renverser la situation et réussir leur entrée en lice à la CAN 2025.
Pour son premier match dans la compétition, le sélectionneur Brama Traoré affiche clairement ses ambitions en optant pour un 4-3-3 résolument offensif.
En défense, le duo expérimenté Edmond Tapsoba – Issouf Dayo tient l’axe central, tandis qu’Arsène Kouassi est positionné sur le flanc gauche. À droite, Steeve Yago, véritable couteau suisse, supplée Issa Kaboré, encore à court de condition physique.
Au milieu, Ismahila Ouédraogo est titularisé en sentinelle devant la défense. Il est accompagné par Gustavo Sangaré, chargé d’apporter de la qualité technique, et Blati Touré, véritable métronome dans la régulation du tempo. En attaque, Bertrand Traoré et Dango Ouattara animent les ailes, avec Landry Kabore en pointe.
En face, la Guinée équatoriale se présente dans un 4-4-2 compact, avec Iban Salvador Edu fidèle à son rôle de dynamiteur offensif. Surprise toutefois : Emilio Nsue débute la rencontre sur le banc.
Dès l’entame, les Étalons imposent leur rythme. Dominants dans le jeu, ils se procurent deux occasions nettes dans les dix premières minutes. La physionomie du match leur est favorable, d’autant plus après l’expulsion de Ndong, qui laisse la Guinée équatoriale à dix.
Mais malgré cette supériorité numérique, le Burkina Faso pêche dans le dernier geste. Dango Ouattara, notamment, manque d’inspiration et multiplie les occasions vendangées. Plus entreprenant, Bertrand Traoré tente de dynamiter le bloc adverse par ses percussions et sa justesse technique.
Réduits à dix, les Équato-Guinéens s’accrochent à leurs armes traditionnelles : transitions rapides et coups de pied arrêtés. Et le coup de massue arrive à la 85e minute : sur un corner, Marvin s’impose de la tête face à Blati Touré et ouvre le score (0-1). Silence glacial.
Mais fidèle à sa réputation de « chercheur », Brama Traoré réagit sans tarder. Il renforce son secteur offensif avec l’entrée de Cyriaque Irié Kalou Bi, après avoir lancé un peu plus tôt le virevoltant Georgi Minoungou.
Georgi Minoungou : « Ce but, c’est pour ma mère et ma fille »
Un coaching inspiré
À la 91e minute, Minoungou égalise d’une frappe imparable, au terme d’une combinaison parfaitement exécutée aux abords de la surface (1-1). Les Étalons, piqués dans leur orgueil, poursuivent leur pression.
Et dans les ultimes secondes, à la 98e minute, Edmond Tapsoba, monté aux avant-postes, surgit pour inscrire le but libérateur d’une puissante tête, après un énorme travail de récupération de Cyriaque Irié (2-1).
Le Burkina Faso a tremblé, mais l’essentiel est là : une victoire au forceps, arrachée au mental, qui lance idéalement la campagne des Étalons malgré une frayeur évitable. Une entrée en matière réussie, riche d’enseignements pour la suite de la compétition.
